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.One Shot 5° : Un secret dévoilé.

.One Shot 5° : Un secret dévoilé.
A la seconde où je l'ai vue j'étais intriguée. Qui était-il ? Pourquoi il me regardait comme ça ? Je lui fis à lui et son pote un bonjour franc. Hors de question de révéler ma timidité. Ma cousine Aline était à mes cotés et je comptais passer une bonne soirée. Pour cette occasion qui n'avait en réalité rien d'exceptionnelle je mettais habillée avec mon style rock le plus accentué possible. Je voulais qu'on sache de quel « bort » j'étais : la rockeuse qui ne se laisse pas toucher par n'importe qui. Pantalon noir, t-shirt rouge, mitaine noir et rouge, vans, boucles d'oreilles en pique... parfait, j'étais prête. Je savais que j'allais boire pas mal et fumer ma première chicha. Pendant que certain était en train de rouler leur clope composé de substance illicite, il me regardait fixement.
Moi : Comment tu t'appelles ?
Lui : Corentin, et toi ?
Moi : Lori. Pourquoi t'as un accent ?
Lui : Je ne suis pas Français, je viens de Allemagne. Tu veux boire de la Tequila ?
Moi : Ouai.
Et c'était parti pour l'initiation à la Tequila Paf. La petite fille que j'avais été était devenu une jeune fille dévergondé. L'alcool a certaine vertu que j'ignorais alors. La vérité sortait de ma bouche sans que je puisse l'en empêcher. Très vite je ne retrouvais dans les bras de Corentin, très vite il m'embrassa. Comme une caresse, voir une véritable libération, sa langue s'enroulait à merveille dans la mienne. « La fille qui ne se laisse pas touché par n'importe qui » était dans les bras d'un inconnu et ce fichait à présent royalement du regard des autres.

A présent retour à la réalité. Le lendemain, ce garçon aux cheveux mi-longs et au postérieur à mon gout ne m'embrassa pas. Non c'était apparemment juste l'histoire d'une soirée et de quelques galoches. Son regard était pourtant toujours fixé sur moi. Mais je décidais de l'ignoré. Je partis donc de cette fête avec seulement son prénom et la sensation de sa bouche contre la mienne.

Quelques jours plus tard, 23h35, sur mon portable : « Eh c'est Corentin, ça va ? ». Texto envoyé jusque tard dans la soirée, amitié ou plus, ça je n'en savais rien. Seul un rendez-vous fixé pour le jeudi suivant était au programme. Il était avec Jérémy et moi j'étais accompagné d'une amie. Je ne savais franchement pas comment réagir face à lui. J'étais excité et terrifié à la fois. Finalement pour ce dire bonjours on s'embrassa.

C'était un 13. Un jeudi, mais un 13 quand même. Ca aurait du me mettre la puce à l'oreille. Me prévenir que cette histoire allait mal tournée. Mais je me sentais bien avec lui. Je me délectais de ses « je t'aime mon amour » et de « t'es belle, comme tous les autres jours ». Non seulement il me disait tout ce que j'avais envie d'entendre mais en plus il éveillait en moi autre chose... le désire. Ca faisait tellement longtemps. Peu être étais-je trop aveugle pour me rendre compte, ou simplement je ne savais pas qui il était réellement.

Un moi plus tard, il me laissa bouche bée. Mais certainement pas pour les bonnes raisons. Sur msn il me sortit la phrase la plus incompréhensible du monde quand on se trouve à ma place : « je ne t'aime pas et je ne veut plus sortir avec toi ». Son explication était donc classique, il préférait qu'on soit ami. Mais pourquoi ? Qu'est-ce que j'avais fais fait ? J'étais indécise. Encore 2 jours avant on était dans les bras l'un de l'autre. Tant pis, il fallait que je me fasse une raison. Je me le répétais inlassablement dans ma tête et essayais de faire cesser mes tremblements, mais impossible. Aucune larme ne coula. Non, j'étais bien trop fière. Trop fière de me dire qu'il ne comptait pas, que j'étais pas amoureuse. Mais mon corps était en contradiction avec ce que je disais. Des que je le croisais dans la rue mon estomac se nouai, des que je le voyais connecter sur msn les tremblements reprenaient.

Une semaine plus tard, Jérémy me sortit ces paroles que j'attendais. Au fond, j'étais heureuse de lire son mon petit écran de portable ces mots qui formait la phrase bénite : « Corentin me dit qu'il t'aime et que tu lui manques ». J'affublais mes amies de « Ouai pourquoi pas ? Après tout avec lui le résultat est le même. Soit il me requittera, soit on restera ensemble jusqu'à ce qu'il rentre dans son pays. En tout cas il y aura une fin a notre histoire ». je le disais avec se ton détaché que j'emplois quand je parle de lui, comme si il ne comptait pas vraiment.

Le rendez-vous était cette fois fixé pour un vendredi. Mais là, plus de peur, plus d'inquiétude, je savais ce que je voulais et je savais ce que lui voulait.
C'est avec la même détermination que le week end suivant j'allais à une fête chez lui. A ce moment la aussi j'étais bien consciente de ce qu'il voulait. Mais est-ce un tors de vouloir plus avec la personne que l'on dit aimé que de simple embrassade ? L'alcool coula encore à flot. Mais beaucoup plus que la première fois. Je n'étais même plus capable de marcher toute seul. Je me rendais vaguement compte qu'on avait quitté la fête et qu'on se dirigeait vers un endroit bien précis.
Cette partie de l'histoire restera seulement dans ma mémoire sans que je vous en face pars. Je laisse libre votre imagination, tout en sachant que je me doute que vous savez ce que font 2 personnes de sexes opposés dans une chambre.


Mon histoire a un but. Pas seulement celui d'étaler ma vie privée à qui veut bien prendre le temps de la lire, non. Je pense qu'elle fait en sorte de me libérer d'un poids. Celui du secret. Parce que mes amies sont au courant de cette histoire, parce que je suis au courant de cette histoire, et parce que mon coeur sait des choses que tout le monde ignore et dont je n'arrive même pas à écrire...


Quelques jours après cette soirée, une personne dont je tairais le nom me l'annonce : « il s'intéresse à une autre fille ». En toute franchise j'ai pris un malin plaisir en le quittant en lui répétant ses propres paroles : « je ne t'aime pas et je ne veut plus sortir avec toi ».
Le lendemain il sortait avec la fille.


... Parce que je préfère une vérité qui fait pleurer à un mensonge qui fait sourire... je l'aimais...



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Je suppose que les 2 personnes qui me connaisse et qui lise mes textes reconnaitront. Pour les autres, dézo de ne pas parler de TH.
Avec ce texte, je tourne la page...

# Posté le mercredi 28 mai 2008 14:38

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 12:13

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